26 juin 2009
Je l’écoute inlassablement cette Earth Song, et elle me fait toujours le même effet. Sans aucun doute ma chanson préférée de Michael Jackson.
Une étoile s’est éteinte.
Bien plus qu’un artiste, Michael Jackson est à lui seul une légende. Couronné Roi de la pop, il a fait danser et chanter des milliers de gens à travers le monde. En quarante ans de carrière, il s’était érigé comme un entertainer talentueux à la musique universelle. Véritable machine à tubes, l’on se souvient de son Thriller, l’album le plus vendu dans toute l’histoire du disque. Avec 7 million de dollars au compteur, Scream s’est imposée comme l’un des vidéo clips les plus coûteux. A ces deux exploits listés dans le Livre des records, s’ajoutent un lot de récompenses, 197 au total. Parmi ces dernières on retiendra les 7 BRIT Awards, les 12 World Music Awards, les 19 Grammy Awards, les 22 American Music Awards et les 40 Billboard Awards du King.
A tout juste quatorze ans, le jeune Michael se lançait dans une carrière solo après ses débuts musicaux au sein des Jackson 5. En 1979, il entamait sur Off The Wall une collaboration fructueuse avec Quincy Jones qui se poursuivit jusqu’en 1987 sur Bad. Après avoir joué les Dangerous, il écrivait son HIStory en 1995, un double album conjuguant ses plus grands tubes et des titres inédits. 2001 marquait le retour de Michael l’Invincible, un come back très attendu mais mitigé selon la critique. Peu importe, l’on se souvient de la star qu’était et que restera Michael Jackson.
Michael Jackson c’est toute mon enfance, mes premiers émois musicaux. Des vidéos clips à la télé. Moi la petite fille charcutant You Are Not Alone car elle n’y comprenait rien. La petite fille tentant vainement de faire le moonwalk avec ses amis. La petite fille effrayée par le clip de Thriller. Je ne suis pas une inconditionnelle de Michael Jackson mais, c’est à travers ses chansons que j’ai découvert la musique. Aujourd’hui encore, plusieurs de ses morceaux me touchent. Une étoile est allée rejoindre les étoiles. R.I.P.
16 juin 2009
Un vidéo clip façon Fame pour une mélodie entraînante, Le temps d'une chanson.
Tigane : Hédonisme.
Là où la Star Academy a réussi en jetant aux oubliettes la plupart de ses candidats et même finalistes pour certains, Nouvelle Star a brillamment échouée, enfin presque. Finalistes de la cinquième saison de Nouvelle Star, le déjanté Julien Doré avait été préféré à Tigane. Deux ans plus tard le jeune homme fait son entrée dans les bacs avec Hédonisme.
Tigane soul et la soul et moi on est très copines. A ce bon point de gagné s’ajoute sa voix suave de soul singer. En voyant le paysage musical français infesté de pseudo chanteurs soul et r’nb, difficile de ne pas être tenté de ranger le jeune bleu dans la catégorie « publicité mensongère ». Pourtant, après avoir écouté le premier single extrait de l’album je me suis lancée dans cette écoute avec un parti pris positif. Le fait que l’identité artistique des candidats Nouvelle Star ne soit pas trop dénaturée et/ou formatée n’y est pas innocent non plus. Mais ce baptême musical est il réussi?
La vie est comme elle est ouvre Hédonisme. Rétro soul, elle donne le ton à un album placé sous le signe du groove. Accompagné de chœurs féminins, le chanteur y impose son timbre, un mariage efficace qui se poursuit avec la sensuelle Tu abuses. A cette association parfois envahissante se substituent des mélodies envoûtantes où l’on retrouve les influences de Tigane. Sans hésiter je monte dans son Love Train bien que l’on se croirait chez Tigane et les Bisounours, un monde idéal où l’amour triomphe toujours mais que voulez vous, les mélodies entraînantes sont efficaces. La très groovy Le temps d’une chanson et ses couleurs estivales donne aussi envie de se déhancher et de chanter à tue tête. En effet, les refrains faciles à retenir sont l’un des points forts de cet album même si les textes restent gentillets.
Aux côtés de morceaux inédits, s’immisce une reprise plutôt réussie de Staying Alive grand classique des Bee Gees. Plus soul que disco, elle a des faux airs de chanson a’cappella avec son orchestration minimaliste. Dans le même ton, Les années sixties sert de transition mais pas embarquant pour un sous, il brille par sa naïveté comme les insignifiantes Fais confiance au temps et Acrobat Lover.
Le cocktail soul/pop que nous concocte Tigane sur certains morceaux est délicieux. L’envoûtante Ce qu’on m’avait promis me rappelle les mélodies pop des 90’s qui avaient l’art de me captiver. Les Jardins de la Seine bien que fleur bleue reste un beau texte et, le chanteur parvient à y transmettre toute la nostalgie dont il est empreint. C’est sur une note acoustique que Hedonism conclut l’album. Plus intimiste que la version originale pop/rock du groupe anglais Skunk Anansie, cette reprise est réussie et je lui accorde ma préférence. Tigane parvient à s’approprier cette chanson, une conclusion toute en douceur.
Avec le swingue de Tigane et le groove de ses mélodies, Hédonisme sent bon le soleil. Malgré le talent du chanteur et une belle orchestration au rendez vous, ce début musical reste candide. On ne dirait pas un jeune homme de vingt deux ans qui chante mais un adolescent de quatorze ans qui regarde le monde avec innocence et émerveillement. Que ses paroliers se réveillent ou bien qu’il en change pour un prochain album que l’on espère plus mâture.
10 mai 2009
Shimmer And Shine en live chez David Letterman.
Ben Harper and Relentless7 : White Lies For Dark Times.
« C’est mon second premier album » confiait récemment Ben Harper à propos de White Lies For Dark Times lors d’une interview. Ce prolifique Artiste californien nous avait habitué à des sonorités blues folk où se glissaient ses influences gospel et reggae. Après avoir exploré ces genres, il prend un virage musical direction les contrées rock. Cet album de la transition marque la fin -provisoire ou pas- de sa collaboration avec The Innocent Criminals auxquels se substituent Relentless7, un trio de jeunes texans- composé de Jason Mozersky à la guitare, Jesse Ingalls à la basse et Jordan Richardson à la batterie. Cette direction qui pourrait déplaire à certains m’a surpris au premier abord. En effet, Ben Harper est un spécialiste des mélodies douces voire ennuyeuses diront d’autres. Néanmoins en jetant un œil plus attentif à sa discographie, on retrouve God Fearing Man avec ses riffs à la Jimi Hendrix et Faded qui nous avait déjà conquis avec ses guitares électriques.
Cet album est donc celui de tous les défis qui peuvent s’avérer à double tranchants. C’est un challenge personnel pour Ben Harper qui y affirme son amour de la music rock et prend le risque de bousculer son public dans ses attentes voire de le décevoir. Les artistes qui se lancent encore des défis c’est bien, mais a t’il relevé le sien?
Le blues ne se cache jamais bien loin de Ben Harper. En effet, ce genre est ici mis à l’honneur dans un opus fait de compromis où il teinte les sonorités rock de nos quatre compères. Bienvenue dans l’univers rock blues de White Lies For Dark Times.
Cet album sent bon le blues du sud américain où l’ombre de Jimi Hendrix vagabonde. Number With No Name ouvre le bal et l’on s’imagine sur les rives du Mississipi. Notre traversée se poursuit avec les très bluesy Boots Like This et The Word Suicide- qui avec ses chœurs réaffirme les influences gospel de l’Artiste. Why Must You Always Dress In Black avec ses guitares énervées rappelle les sons psychédéliques des 60’s. Shimmer And Shine braille plus qu’autre chose. Keep It Together qui est à tout casser est une digne héritière de Hendrix. Fly On Time accompagnées de guitares moins énergiques est tout simplement magique. Elle gagne en intensité avec le timbre velouté et plus que jamais pénétrant de Ben Harper. Avec une ballade comme Skin Thin- bien endormante comme il faut- l’Artiste revient à ses penchants blues folk. Dans la même veine, Faithfully Remain qui clôt l’album a des allures de « chanson bilan » où il affirme qu’il reste fidèle
En coupant la poire en deux, Ben Harper a joué la carte de la prudence. Il est resté fidèle à ses influences blues qui forment un savant mélange avec les sonorités rock exploitées. Là demeure pourtant le problème, White Lies For Dark Times manque de hardiesse mais ruse de facilité. L’Artiste s’accroche trop à ses influences et ne s’en démarque pas. Sur les onze titres présents, seuls deux ont du pur sang rock. Alors oui, ce pari n’est qu’à moitié gagné. Quitte à être déçue par des morceaux dans la trempe de Shimmer And Shine, j’aurai préféré que Ben Harper aille jusqu’au bout de sa démarche et nous propose un album cent pour cent rock.
08 mai 2009
Soobax est extrait du deuxième album de K'naan, Dusty Foot Philosopher. En voici le vidéo clip tourné en Somali.
K’naan : La conscience somalienne.
Le rap ce n’est pas ma tasse de thé. Mis a part MC Solaar qui a su retenir mon attention grâce à son génial maniement des mots et Will Smith avec quelques unes de ses chansons, je n’ai jamais été réceptive à ce genre. Ce n’est pas le gangsta rap à la 50 cent ou le rap d’ Eminem estampillé de mauvais goût qui ont arrangés les choses. Quelle fût donc ma surprise lorsque j’ai adhéré à l’univers de Kanaan Warsame alias K’naan…mais de là à le considérer comme un coup de cœur me direz vous. Eh bien, cela est amplement mérité!
Ce somalien d’adoption canadienne à su m’attirer dans son univers, profitant des erreurs commises par ses confrères. Bien souvent, ils nous pondent des torchons où l’ego tripping est monnaie courant, des propos illustrés par des vidéos clips bling bling au mépris d’un véritable engagement. Les amateurs diront sûrement qu’il s’agit là d’une vision très relative voire caricaturale du rap. Probablement, c’est en tout cas l’image que donnent à voir les têtes d’affiche du genre. Bien sûr il faut regarder plus loin que le bout de son nez mais lorsqu’un genre bénéficie d’une si mauvaise publicité et a du mal à mettre en valeur les artistes qui en valent la peine, difficile d’aller chercher plus loin.
K’naan est l’exception qui s’est glissée entre les mailles du filet. Friande de textes engagés comme je suis, il n’a pas eu de mal à susciter mon attention. Comme il le fait remarquer dans les paroles de I Come Prepared- en featuring avec Damian Marley- K’naan écrit sur ce qu’il voit. Il est dans la lignée de tous ces artistes africains fiers de leur identité et conscients des problèmes affectant leur pays aussi bien que le continent tout entier. Tout ce bouillonnement artistique en passant de Keziah Jones à Nneka me fait penser à une sorte de Négritude musicale. D’ailleurs comme le suggère le titre de son deuxième album, K’naan joue les Troubadour sur le continent africain et s’égare parfois.
Pour ce troisième album K’naan s’est entouré de beau monde, parmi lequel Damian Marley, Mos Def et Adam Levine- cherchez l’intrus. Contrairement à d’autres qui pour nous en mettrent plein la vue usent d’arrangements -parfois agressifs- à foison, K’naan ne pèche pas trop dans l’excès. T.I.A et ABC’s les deux premiers titres de cet album sont pourtant des machines à sons. Les propos critiques qui y sont tenus nous happent tout de même. « Tu ne sais pas combien là vie est dure dans ces rues » nous confit le rappeur avant qu’un chœur d’enfants n’entonnent « on ne nous apprend pas l’alphabet, notre vie se passe dans la rue ». Les morceaux s’efforcent d’éviter -pas toujours avec succès- une certaine linéarité. Pourtant des titres se dégagent du lot. Bang Bang avec ses accents hip hop/R&B même si il est par excellence le prototype de la chanson « femme fatale » reste efficace. A y regarder de plus prés la voix robotisée qui est utilisée fait penser à du Maroon 5. Somalia avec ses chœurs rappelle les probables influences gospel de l’artiste et fait penser aux chœurs à la I Wish de R. Kelly. America avec ses trompettes style meringue a un très léger arrière goût reggæton. C’est vraiment vers la fin de cet opus que K’naan prend son envole et nous propose des mélodies plus posées. Fatima est LA chanson de cet album. Elle relate l’histoire d’une jeune fille probablement contrainte à se marier -peut être est ce un texte autobiographique- des paroles touchantes de vérité « and why do they say that the children have the rights to be free, to be free ».
Avec Dusty Foot On The Road où il reprend en live les titres de son sophmore album Dusty Foot Philospher, K’naan ne s’encombre pas de bandes son gueulardes mais nous offre des mélodies à l’état pur. Les percussions africaines et guitares acoustiques sont mises à l’honneur pour apporter de la poésie à des propos pas toujours faciles. Avec sa voix oscillant entre rap et parfois, slam K’naan interpelle le public auquel il crache ses émotions avec force et sincérité. Tout cela me fait d’ailleurs penser à The Last Poets qui laissaient éclater avec brutalité le malaise et le ras bol de la communauté afro américaine dans les années soixante, soixante dix. Smile si bien résumée par l’artiste lui même - « on sourit malgré nos blessures intérieures »- s’impose comme LA chanson de cet album. Pour ceux qui connaissent Mos Def -et pas que de nom comme moi- sachez qu’il partage un duo mi rap mi slam avec K’naan, My God.
K’naan n’est pas la première voix révoltée d’Afrique à s’élever, elle ne sera probablement pas la dernière. Le regard lucide et pressant que l’artiste jette sur sa Somalie natale célèbre la chanson de protestation, un adroit contre pied au gangsta rap.
25 avril 2009
Chris Cornell : Scream.
Ne connaissant Audioslave que pour son fameux Be Yourself qui à chaque fois que je l’entends fait toujours plaisir à mes oreilles, je n’ai pas eu la chance de prendre une douche froide avec l’album de leur ex chanteur Chris Cornell. Entre le rock alternatif d’Audioslave et ce que nous propose Cornell, il n’y a pas photo. En quête de nouveautés musicales à me mettre sous la dent, je suis partie à l’aventure avec cet album, malheur à moi!
Scream donne envie de hurler comme l’indique si bien son nom, c’est un concentré d’insipidité. Cornell prend un virage à cent quatre vingt degrés dans cet album très R&B. Les dernières notes de chaque titre correspondent aux premières du titre suivant. Si on peut reconnaître à cette « assemblage » une certaine originalité, il reste handicapant et accentue une impression de répétition. A lire les témoignages de fans, le Chris Cornell d’Audioslave se serait effacé pour laisser place à un pathétique chanteur pondeur de bouse. Ce qui saute aux yeux, c’est le flagrant aspect commercial de cet album. Tout y est académique, tout est standardisé et lorsque j’ai entendu certains morceaux je me croyais revenue des années en arrière.
Part Of Me, chanson électro/ R&B qui ouvre les hostilités nous rappelle la raison d’être de cet album : le fric. On le sait la salope fait vendre aujourd’hui, dixit le refrain « that bitch ain’t part of me », surtout avec des mélodies bidouillées sur mesure pour se déhancher en boîte. J’avoue, je me suis laissée prendre au piège des beats électros et je n’ai pu réprimer des hochements de tête - si si mais je n’ai pas été plus loin. J’ai du mal à croire que un type comme Timbaland ait pu produire une merde pareille, surtout lui qui nous avait habitué à des sons plus créatifs, c’est davantage du recyclage. Les tords sont partagés sur ce coup et les propos qui vont suivre vont sûrement faire certains sauter au plafond car ils sont assez ghettoïsant. Franchement, les chanteurs R&B blancs qui ne pondent pas de la soupe se font rares et, Justin Timberlake ayant réussit à passer entre les mailles du filet en est la preuve. Du côté des chanteurs noirs, on retrouve aussi des nullités, je le reconnais. Akon en est le parfait exemple. Tout ça pour vous dire que produire un artiste blanc qui prétend faire du R&B après des années rock’n roll est très risqué et même si il y a du Timbaland là dessus (et surtout lorsque ça sent le réchauffé), quand le talent est inexistant rien n’y fait, prenez pour preuve l’échec cuisant de M.Pokora.
Passé les cinq premiers morceaux, on tombe sur Never Far Away qui fait penser à un mariage entre Gavin Rossalde et une touche d’Akon -d’ailleurs plusieurs morceaux sont les fruits de cette union improbable. Le refrain donne un léger intérêt à la chanson tout en l’embourbant dans le conformisme et, c’est avec ce titre que Cornell donne le la à une seconde partie d’album mi rock mi R&B. Loin d’être originale, Enemy se laisse tout de même écouter avec ce mélange pop rock /R&B agrémenté de guitares électriques comme je les aime. Watch Out fait effet avec beats entraînants si on ne prête pas attention à ce refrain agaçant avec ses « pick it up, watch out » et qu’on fait abstraction de certains effets marteau piqueur. Two Drink Minimum qui clôt l’album se démarque avec ses accents rock/blues et si je n’y ai pas accroché, le timbre enroué de Cornell a l’avantage de pas y être étouffé par des effets sonores où se joignent des guitares électriques.
Que Chris Cornell retourne faire du rock et laisse le R&B à ceux qui savent en faire, merci.
21 avril 2009
Krystle Warren : Circles.
Il aura fallut que je croise cette demoiselle au hasard d’une rue parisienne pour que je me décide à écouter son première album. Sa prestation dans One Shot Not, l’émission de Manu Katché ne m’avait pas convaincu et je partais avec un a priori en la voyant comme un Tracy Chapman like. Toujours est il que Keziah Jones n’aurait pas choisi au p’tit bonheur la chance celle qui assurerait sa première partie. Tout comme Tracy Chapman, Miss Warren nous délivre ses textes accompagnée de sa guitare acoustique. Alors que la mère de Talkin’ Bout A Revolution va chercher dans les aigus, Miss Warren a un timbre éraillé de chanteuse soul. A elles deux, ces artistes nous baladent dans diverses contrées musicales, celles de leurs influences. Restons en là pour les comparaisons de ce genre car son homologue féminine va davantage piocher dans un registre folk blues. A l’inverse, Circles a des accents jazzy prononcés. A View From The Rooftop et Some Trival Pursuit rappellent les mélodies flâneuses d’une Norah Jones. Les chœurs qui agrément plusieurs titres soulignent les influences gospel de Warren qui, plus jeune chantait dans la chorale de son église. De son côté, Sunday Comfort fait penser avec sa guitare et ses percussions aux mélodies enjouées de Jack Johnson. My Third Love clôture l’album sur une note pop folk à la sauce anglaise. Comme son nom ne l’indique pas, Circles ne tourne pas en rond mais Krystle Warren nous y fait voyager à travers une richesse musicale qu’elle marque d’une empreinte vocale aussi puissante que légère.